Pratiquer le shinrin-yoku dans le bois de Mixe

Promenons-nous dans les bois, s’il fait beau et froid rien de plus vivifiant que de se plonger dans un vrai bain de forêt.

La Sylvothérapie, de son nom français, repose sur l’idée d’être à proximité des arbres et de profiter de leur effet bénéfique sur notre santé. Au Japon le Shinrin-yoku ou bain de forêt est une pratique médicale très populaire. C’est depuis les années 80 que les Japonais se sont passionnés pour les balades et les pauses méditatives en forêt.

En quoi consiste la médecine de la forêt ?

Dans la forêt il est facile de se reconnecter à la nature, de se laisser aller, d’écouter les bruits, de respirer les odeurs.
Sans appareil photo, sans téléphone, nous allons marcher lentement pendant une ou deux heures. Prenons le temps, et peu importe si on n’arrive nulle part ou si on tourne en rond. Il n’y a pas de but défini. Le seul objectif est de savourer les odeurs, d’écouter les sons, de s’imprégner des images. Yeux, nez, bouche, nos organes sont en éveil. Et nos pieds, dans cette marche lente, mesurée, apprécient les différences de sol, de relief.

Un bain de forêt pour se ressourcer

C’est une forme de méditation spontanée, provoquée par l’attention extrême que nous portons à notre environnement.  Dans cet état d’apaisement notre corps s’imprègne d’air pur. Nous offrons à nos poumons asphyxiés par la pollution une véritable bouffée d’oxygène.

En effet les arbres émettent des molécules qui ont un impact positif sur notre système immunitaire. Ils produisent de l’oxygène par la photosynthèse, et comme ils captent du CO2 pendant leur croissance, ils fixent de nombreux polluants atmosphériques. Pour équilibrer les quantités d’eau et d’énergie venant du rayonnement solaire, ils rejettent de l’eau dans l’air. Ainsi ils font ainsi diminuer la température ambiante de quelques degrés.

Si cela nous chante, nous pouvons pratiquer le « Tree-hugging » et enlacer les troncs des arbres de nos bras. Selon les Japonais, les arbres centenaires vont nous apaiser et nous insuffler de la sagesse. Si nous trouvons cela ridicule, asseyons-nous seulement pour écouter, observer, et profiter du moment présent. Ou allongeons-nous sur un tapis de feuilles, juste quelques minutes, écoutons le craquement qu’elles font sous le poids de notre corps, et respirons l’odeur de la terre.  

Quels sont les bienfaits du shinrin-yoku ?

Cela paraît évident surtout après cette marche en forêt. Réduction du stress, baisse de la tension artérielle et renforcement de notre immunité. Cette thérapie douce permet de se focaliser sur la respiration, tellement importante en ces temps où nous avançons tous masqués.

Apprenons à différencier les arbres et à bien choisir nos sentiers en forêt. Parlons des feuillus d’abord : ce sont le chêne, l’érable, le châtaignier ou même le hêtre. À cette saison, ils ont perdu leurs feuilles, ou ont encore quelques frondaisons de couleur cuivrée.  Ce sont des arbres relaxants, ils vont apporter du calme, donner une grande sensation de liberté.
Les conifères, sapins ou pins, sont tonifiants, vivifiants. En Sylvothérapie on les recommande aux personnes qui manquent d’organisation ou qui ont trop de choses en tête. Cependant on les déconseille aux enfants hyperactifs qui vont emmagasiner trop d’énergie.

La lenteur est le maître mot

Marcher très lentement, respirer profondément, se recentrer sur notre respiration, regarder nos pieds, voici les premières leçons de Shinrin-yoku. Arrêtons-nous, respirons, sentons comme l’air monte depuis l’abdomen jusqu’aux narines en gonflant les poumons. Fermons les yeux, puis ouvrons-les et regardons autour de nous, les couleurs, les formes.
Avançons tranquillement, repérons chaque odeur, touchons les écorces, touchons les feuilles. Écoutons le vent, écoutons l’eau des ruisseaux, écoutons le chant des oiseaux. Laissons l’énergie de la forêt se transmettre à nous.

Pourquoi aller dans le Bois de Mixe ?

C’est une forêt de 655 ha peuplée de nombreuses essences d’arbres. On peut s’y promener à tout moment, avec ses enfants, et les animaux sont admis. Sur les sentiers des panneaux explicatifs nous guident,  décrivent les différentes espèces d’arbres rencontrés.

Dans le bois de Mixe, dans l’immense et profond bois de Mixe, coule paresseusement une rivière nommée Aphatarena. Comme un long serpent lové dans  la tiédeur du soleil de l’hiver, elle s’étire entre les futaies roussies par les premiers gels.
Quand on franchit le pont de singe qui se balance au-dessus de ses eaux calmes, elle offre en cadeau ses reflets chatoyants.

(À regarder: pays-basque.net/en-pays-basque.fr/visorando.com)

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