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La maladie de poumon de fermier, une pathologie bien de chez nous

En séchant, les foins abîmés par la chaleur foncent et se réduisent en une poussière extrêmement fine, porteuse de bactéries et de spores. Ce qui provoque souvent une réaction allergique.

Il s’agit d’une maladie allergique le plus souvent causée par la respiration de poussières de foin moisi, ou bien aussi de poussières de paille, de maïs, d’ensilage, de céréales…

La maladie et ses causes

Appelée « alvéolite allergique extrinsèque » ou « pneumonite d’hypersensibilité », cette pathologie se caractérise par une inflammation des poumons.

En séchant, les foins abîmés par la chaleur foncent et se réduisent en une poussière extrêmement fine, porteuse de bactéries et de spores.

Ces spores ne sont pas infectieuses, mais elles provoquent une réaction allergique, une réaction du système immunitaire.

Le processus se déroule en deux étapes :

Quand une personne respire de la poussière de foins moisis pour la première fois, son système immunitaire réagit en produisant des substances chimiques ou anticorps qui s’attaquent aux antigènes que renferment les moisissures respirées. Puis, lors d’une autre exposition à la poussière, le système immunitaire déclenchera une réaction d’hypersensibilité.

D’où une inflammation, des œdèmes et des troubles respiratoires.

Comment savoir si on a contracté le poumon de fermier ?

Les symptômes sont très variables. La réaction allergique de la personne atteinte dépend de sa sensibilité individuelle et de la quantité de poussière de moisissure respirée. La réaction peut être une crise soudaine ou des symptômes lents associés à une maladie progressive.

La plupart du temps on pense à un asthme ou à des troubles allergiques saisonniers. Mais, dans nos régions agricoles et d’élevage, il vaut mieux consulter et faire des examens approfondis.

Le médecin peut alors demander une radiographie des poumons, une analyse de sang, des tests allergiques et dans les cas plus graves, une biopsie des tissus pulmonaires.

Les différents stades de la maladie

Dans sa phase aiguë, cette pathologie se manifeste par de la fièvre, des frissons, une toux sèche, une oppression thoracique (comme dans l’asthme) et une difficulté à respirer 4 à 8 heures après l’exposition. On peut aussi déclarer une anorexie, des nausées et des vomissements. 

Ces symptômes peuvent durer une quinzaine de jours, parfois ils se calment au bout d’une grosse journée.

Fatigue, essoufflement, douleurs musculaires et articulaires signalent la phase dite subaiguë. La maladie ressemble à un rhume et peut durer des mois.

Au bout de quelques années où l’on remarque une répétition des symptômes et parfois une insuffisance cardiaque, on parle de forme chronique.

Dans les trois étapes de la maladie, le traitement sera constitué de corticoïdes, à des doses plus ou moins élevées et des durées différentes. Il peut être nécessaire d’administrer de l’oxygène pour soulager l’essoufflement.

Traitement homéopathique de quelques symptômes

-Pour une toux sèche, on donnera Aconitum Napellus 7ch, à raison de 4 granules 3 ou 4 fois par jour entre les repas.

-Pour une forte difficulté respiratoire, Apis Mellifica 9ch, même posologie.

-Pour de la fièvre avec gorge sèche, Bryonia alba 5ch.

-Pour de la fatigue et de la frilosité, Silicea 7ch.

(Sources : http://www.cchst.ca/www.msdmanuals.com)

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